Le nouveau DPE 2026 : un tournant pour les logements chauffés à l’électricité
Ce qui change au 1er janvier 2026
La réforme du DPE 2026, via le décret du 10 juillet 2025, entrera en vigueur à partir du 1er janvier 2026. Ce qui change concrètement c’est l’abaissement du coefficient pour le calcul du DPE. Celui-ci passera de 2,3 en 2025 à 1,9 en 2026. Concrètement, au lieu de multiplier votre consommation électrique par 2,3, vous la multiplierez désormais par 1,9. Cela correspond à une baisse de 17,4% du coefficient.
Pourquoi le coefficient du DPE 2026 baisse ?
Cette évolution reflète la décarbonisation croissante du mix énergétique français, fondée sur le nucléaire et les énergies renouvelables.
Elle vise également à corriger la pénalisation subie par les logements chauffés à l’électricité, notamment ceux ayant déjà bénéficié de travaux de rénovation énergétique.
Combien de personnes sont concernées par le DPE 2026 ?
D’après les estimations du gouvernement français, cette réforme concerne environ 850 000 logements.
Ces biens devraient sortir de la catégorie des passoires énergétiques (classes F et G) sans avoir à réaliser de travaux.
Ils seront mieux notés et revalorisés sur le marché immobilier.
À noter : aucun logement ne subira de déclassement à la suite de cette réforme.
Les chiffres clefs du nouveau DPE 2026
Voici les données essentielles à retenir concernant la réforme du DPE 2026 :
- Sur les 4,8 millions de passoires énergétiques recensées au 1er janvier 2023, 850 000 sortiront de ce statut.
- Selon Le Journal de l’Agence, près d’un foyer sur deux (47 %) chauffé à l’électricité gagnera une classe dans le DPE.
- Certains biens reclassés pourraient voir leur valeur immobilière augmenter jusqu’à +15 %.
Qui sont les gagnants et les perdants de la réforme DPE 2026 ?
Les grands gagnants : les logements chauffés à l’électricité
Les principaux bénéficiaires de la réforme du DPE 2026 sont les logements chauffés à l’électricité, en particulier les studios et petits appartements de moins de 40 m².
Avec l’ancien coefficient de 2,3, on surestimait leur consommation énergétique réelle, ce qui les faisait basculer injustement en classe F ou G. Les propriétaires considéraient ces logements comme des passoires énergétiques. Et parfois, ils interdisaient leur location malgré une bonne isolation.
Grâce au nouveau coefficient, ces logements gagneront généralement une à deux classes DPE.
Étude de cas : studio de 30 m² passant de F à E
Prenons l’exemple d’un studio de 30 m² chauffé à l’électricité, classé F avec une consommation de 390 kWh/m²/an.
Après la réforme, sa consommation recalculée sera de 322 kWh/m²/an, ce qui le fera passer en classe E.
Ce reclassement permet au propriétaire de prolonger la mise en location jusqu’en 2034, au lieu de 2028.
Les perdants : les logements au gaz, au fioul et mal isolés
Même sans déclassement, certains logements sortent perdants.
Il s’agit principalement de ceux chauffés aux énergies fossiles : fioul, gaz, propane, etc.
Leur coefficient reste inchangé, et les politiques de rénovation énergétique et les interdictions de location de la Loi Climat et Résilience impacteront davantage ces logements, car la loi prévoit de supprimer progressivement les passoires énergétiques du marché locatif.
Les propriétaires concernés devront probablement réaliser des travaux de rénovation s’ils souhaitent continuer à louer leurs biens.
DPE 2026 : quelles conséquences concrètes pour les propriétaires et bailleurs ?
Vente et valorisation immobilière
Le DPE est un élément clef pour la vente ou l’achat de biens immobiliers. La note énergétique influence fortement le prix du bien, pouvant l’augmenter de 5 à 20 % lorsqu’il gagne une catégorie DPE.
Ainsi, la réforme du DPE 2026 permettra à de nombreux biens d’être revalorisés.
Si votre logement appartient actuellement aux classes F ou G, il peut être judicieux d’attendre 2026 avant de refaire votre DPE, afin de bénéficier des nouveaux coefficients.
Location et réglementation : ce qui change (ou pas)
Ce qui change
Les biens locatifs de classes F et G chauffés à l’électricité pourront être revalorisés.
Cela vous permettra de repousser la date d’interdiction locative à 2028 (classe F) ou 2034 (classe E).
Un logement précédemment classé G, passant à F ou E, pourra donc être remis en location.
Ce qui ne change pas
La réforme du DPE 2026 ne modifie pas le calendrier des interdictions locatives : les dates restent identiques.
Les logements fonctionnant aux énergies fossiles ou mal isolés ne bénéficient d’aucun assouplissement.
L’objectif de cette réforme est avant tout de favoriser les énergies renouvelables et l’installation de pompes à chaleur.
FAQ : vos questions sur le changement du DPE en 2026
Devrai-je refaire mon DPE en 2026 ?
Vous n’êtes pas obligé de refaire votre DPE en 2026. Cependant, si votre logement bénéficie d’un reclassement et que vous voulez le mettre en vente ou location, cela peut être très avantageux pour vous de le refaire.
Mon logement est chauffé au gaz ou au fioul, suis-je concerné ?
Oui, mais indirectement.
Puisque la réforme ne concerne que les logements chauffés à l’électrique, elle accentue les différences entre énergie fossile et renouvelable. À l’avenir, les logements chauffés au gaz ou au fioul risquent d’être soumis à davantage de restrictions.









