A retenir sur l’augmentation des prix du gaz au 1er mai 2026 :
- Emmanuelle Wargon annonce que l’augmentation des prix du gaz n’atteindront pas +35%
- Une hausse autour des 15% peut être attendue au mois de mai
- En revanche, l’augmentation restera relative avec le printemps et l’été, sauf si le conflit s’éternise. Auquel cas, il y a un risque réel d’augmentation.
Prix du gaz : hausse de 15% sur la facture au 1er mai 2026
Suite à la guerre au Moyen-Orient et aux tensions entre les États-Unis et l’Iran, la situation énergétique mondiale s’est fortement tendue. Après les attaques des États-Unis, l’Iran a notamment menacé puis perturbé le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz. Il s’agit d’un point stratégique par lequel transite une part importante du commerce mondial de gaz naturel liquéfié (GNL). En effet, près de 20% du GNL mondial passe par ce détroit.
Or, lorsqu’une partie de l’approvisionnement mondial est perturbée ou ralentie, l’offre disponible diminue alors que la demande reste globalement la même. Ce déséquilibre entre l’offre et la demande entraîne mécaniquement une hausse des prix sur les marchés internationaux du gaz.
En parallèle, le conflit s’est intensifié avec des attaques visant des infrastructures gazières au Moyen-Orient, notamment dans la nuit du 18 au 19 mars 2026. En effet, l’Iran s’est attaqué au gisement gazier de Ras Laffan au Qatar, qui est l’un des plus gros exportateur mondial de gaz. Cela a accentué la tension sur les marchés et provoqué une hausse de 35% du prix.
Suite à ces événements, la directrice de la Commission de la Régulation de l’Énergie, Emmanuelle Wargon, a annoncé que l’augmentation de mai des prix du gaz serait de l’ordre de 15% et non de 35%.
Pourquoi l’augmentation ne se fera pas tant ressentir ?
L’augmentation des prix du gaz ne devrait toutefois pas se faire ressentir dans les mêmes proportions sur la facture des ménages. La présidente de la Commission de régulation de l’énergie (CRE) a indiqué que la hausse attendue sur les factures serait plutôt autour de 15 %, et non pas 35 %.
C’est dû au facteur suivant :
Nous entrons dans la période printanière puis estivale, durant laquelle la consommation de gaz diminue fortement. En effet, la majorité de la consommation de gaz d’un foyer correspond au chauffage, qui est principalement utilisé en hiver.
En effet, la consommation du gaz se divise en trois :
- Chauffage
- Eau chaude
- Cuisson
Elle ajoute en disant que +2/3 de la consommation de gaz d’un foyer (utilisant le gaz) est destiné au chauffage. Plus précisément 83,5% selon Engie, alors que l’eau chaude et la cuisson ne représentent que 16,5%.
Ainsi, même si le prix du gaz augmente, la consommation diminue en parallèle, ce qui limite l’impact sur la facture totale des ménages.
Pas de “quoi qu’il en coûte” pour cette crise gazière
Heureusement les prix n’atteignent pas ceux que l’on a connu en 2022. Cependant, la hausse pourrait s’avérer conséquente pour certains foyers. Le problème est que cette fois-ci, l’État français n’a pas les moyens de financer un nouveau “quoi qu’il en coûte”.
Qui est concerné par l’augmentation du prix du gaz en 2026 ?
Deux cas de figure existent :
- Les contrats à prix fixe
Il représente environ 40% des contrats en France, et ces personnes ne seront pas touchées par l’augmentation à partir du mois de mai.
Cependant, ils pourront être affectés si le conflit s’éternise sur l’année entière. Dans ce cas présent, il y a un fort risque d’augmentation du prix (selon la durée du contrat).
- Les contrats indexés sur les cours mondiaux
Ce sont les ménages au cœur des préoccupations actuelles. En effet, le contrat suit les prix des cours mondiaux du gaz avec deux mois de différence. Donc les prix actuels de mars, vont définir les prix futurs en mai.
Les incertitudes restent au coeur du débat
Il reste cependant difficile de prévoir précisément le pourcentage exact d’augmentation des prix du gaz pour le mois de mai. En effet, toutes les cotation du mois de mars ne sont pas encore entièrement prises en compte, ce qui rend les estimations encore incertaines.
De plus, l’évolution des prix dépendra fortement de la durée du conflit au Moyen-Orient. Si la situation se stabilise rapidement, la hausse pourrait rester limitée. En revanche, si le conflit s’installe dans la durée, les prix pourraient continuer à augmenter dans les prochains mois, y compris pour les contrats à prix fixe lors de leur renouvellement.
Quid des prix de l’électricité ?
A cause du mécanisme du merit order, lorsque le gaz augmente, généralement le prix de l’électricité aussi.
Cependant, rassurez-vous, nous ne connaîtrons pas une situation telle que celle de 2022. Depuis cette crise, la France a relancé ses centrales nucléaires, qui contribuent à hauteur de 67,1% de la production électrique française (EDF, Le nucléaire en chiffres, 2025). Cela permet de diminuer grandement l’impact et s’ajoute à cela la période estivale qui est moins propice à la consommation électrique.
Une solution pour éviter cette hausse des prix du gaz ?
Si votre foyer utilise le gaz pour le chauffage, la cuisson ou encore l’eau chaude, une option s’offre à vous.
Vous pouvez changer d’un contrat indexé sur le cours du gaz à un contrat à prix fixe. En effet, la plupart des fournisseurs n’ont pas encore réadapté leurs grilles tarifaires sur les prix actuels. Cela vous permettrait d’éviter cette hausse si le conflit ne dure pas.
Le changement doit se faire dans les quelques jours à venir. Si vous voulez faire la démarche, pour cela prenez le temps de bien comparer les offres pour faire la meilleure affaire.









